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A savoir avant de commencer

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Les points essentiels

Etant donné l’ambition couverte par un Plan Climat-Energie Territorial (PCET) et le caractère inédit d’une démarche basée sur des données scientifiques, la phase de préfiguration déterminera entièrement le bon déroulement du projet.

Certains fondamentaux doivent être connus, dès l’amorce de cette première étape. La collectivité devra :

  • « chaîner » plusieurs plans pour atteindre l’horizon de 2050, échéance à laquelle les émissions de gaz à effet de serre (GES) devront avoir été réduites de moitié ;
  • compter entre 18 mois et 3 ans pour élaborer le premier PCET, selon les objectifs assignés, la forme de la concertation et les moyens humains engagés ;
  • évaluer l’investissement humain nécessaire pour collecter les données préparatoires, animer
la concertation interne et externe, élaborer les propositions techniques et financières à inscrire dans le PCET en vue de son approbation par l’assemblée élue ; prévoir, très tôt, la formation des élus et notamment celle du porteur du projet, afin qu’il puisse rapidement devenir porte-parole devant des publics variés.
En outre, la collectivité devra avoir conscience du rôle crucial des élus, ainsi que de l’ampleur de la mobilisation interne nécessaire, et connaître les conditions d’appropriation du sujet par le grand public. 

Le rôle crucial des élus

Un élu de haut niveau porteur du projet et porte-parole.

Il est primordial que le Plan Climat soit porté par le premier élu de la collectivité (maire ou président) et, de façon plus directe et opérationnelle, par l’élu en charge du développement durable et/ou de l’environnement, l’Elu pilote. Pour le personnel en charge du plan climat au sein de la collectivité, ce soutien des élus, mais aussi de leur hiérarchie directe est essentiel.

L’Elu pilote devra être le porte-parole du PCET au sein de manifestations regroupant élus et parties prenantes et vis-à-vis  du grand public. Il devra, en outre, veiller à ce que le Plan Climat soit défini en cohérence avec les initiatives des autres échelons territoriaux, tels que les SCOT, les PLU…

Des élus force de proposition

L’Elu pilote devra œuvrer pour que les autres élus s’approprient pleinement les enjeux et le contenu du projet et qu’ils deviennent, chacun dans leur domaine, force de proposition.
Une mobilisation interne est indispensable.
 

Acquisition des connaissances et construction d’une culture commune

La montée en compétence du personnel et des élus passera nécessairement par l’acquisition des connaissances de base concernant le changement climatique. Celles-ci peuvent être acquises en une journée. Elles conduiront le personnel et les élus à s’approprier le sujet et à construire ensemble une véritable culture climat qui facilitera les échanges.
 

Dimensionnement du projet

L’élaboration d’un PCET nécessite du temps et des moyens humains. Il pourra être nécessaire de mener une étude de dimensionnement pour déterminer s’il faut procéder à une réorganisation interne des services, à des recrutements, ou recourir à une assistance à maîtrise d’ouvrage. Un sous-dimensionnement en phase de démarrage serait difficilement rattrapable, une fois le calendrier annoncé et les marchés d’études passés.
 

Organisation et management

La collectivité doit se doter d’un Comité de pilotage, espace de transversalité et instance d’impulsion et de décision. Présidé par l’Elu pilote, il sera composé d’autres élus, des membres de l’Equipe projet et, le cas échéant, de certains partenaires de la collectivité.
Pour appuyer cette instance, la collectivité pourra désigner :
  • un Chef de projet ou Chargé de mission ;
  • une Equipe projet alliant des compétences techniques et des savoir-faire organisationnels et administratifs, qui pourra recourir à des expertises ou dispositifs d’aide ;
  • des Référents, un par service, qui seront les interlocuteurs privilégiés de l’Equipe projet et garantiront la circulation de l’information.
Pour lui apporter un soutien méthodologique, la collectivité pourra également solliciter ses partenaires (autres collectivités, Agence Locale de l’Energie, Association Agrée de Surveillance de la Qualité de l’Air …) ou recourir à des experts de proximité tels que les Conseillers en Energie Partagée.
Enfin, pour démultiplier les bonnes pratiques au sein des acteurs économiques et de la population, la collectivité pourra également s’appuyer sur les relais existants sur le territoire (espaces info-énergie, chambres consulaires, associations…).
 

Nécessaire transversalité

Dans le cadre de l’adoption d’un PCET, tous les champs de compétences de la collectivité seront impactés. Les  services qui joueront un rôle de premier rang dans ce cadre sont ceux en charge de l’urbanisme et de l’aménagement, des bâtiments, des transports, de l’agriculture, des déchets et  de la communication.
La transversalité sera portée par la direction générale des services et confortée par l’adoption de plans d’actions par nature transversaux : promotion des énergies renouvelables et maîtrise de l’énergie, approche financière en coût global, mécanismes d’éco-conditionnalité dans l’attribution des aides, règles portant sur les achats publics. 
 

Les conditions d’appropriation du sujet par le grand public

Même si la sensibilisation a fortement progressé ces dernières années, elle ne se traduit pas par des changements de comportements notoires. En effet, à elle seule, la sensibilisation conduit paradoxalement à une situation psychologique difficile, face à laquelle la personne ne perçoit pas de solutions au problème. Face à la mauvaise nouvelle annoncée, le trouble ressenti bloque le passage à l’action. Cette difficulté peut être dépassée dans le cadre d’un processus qui inspire confiance. C’est pourquoi, il est possible d’identifier 7 conditions pour une bonne appropriation du sujet