Etape 1 : Préfigurer
Les points de vigilance
- Disposer des moyens et du temps nécessaires pour la préfiguration du PCET ;il faudra également dégager un budget pour la communication et pour une éventuelle prestation de conseil.
- S’assurer de disposer des compétences requises pour le management du projet et, ultérieurement, pour l’animation de la démarche. La conduite d’un PCET nécessite de vraies compétences de management de projet : une formation, sur ce sujet, du Chef de projet est vivement recommandée.
- Savoir animer la démarche, les ateliers et la co-construction : conduire la démarche, dès le départ, avec l’ensemble des acteurs, demande une solide expérience d’animation et de communication. Une formation spécifique à l’animation est à organiser en amont du processus de co-construction qui va suivre.
- Veiller à faire de la grande réunion de lancement une réussite : ne pas en sous-estimer la difficulté. Son organisation peut prendre environ 2 mois pendant lesquels on peut commencer à identifier les thématiques prioritaires, les acteurs à mobiliser impérativement et les besoins logistiques. Pour cette réunion, il est nécessaire d’avoir établi les éléments à mettre en débat.
- Ne pas sous-dimensionner les moyens ultérieurs nécessaires pour l’élaboration d’un PCET
En effet, celui-ci couvrira presque tous les domaines d’intervention de la collectivité, il abordera des sujets nouveaux pour lesquels des données devront être rassemblées, il nécessitera de recourir à des outils encore largement inachevés, il exigera une mise en mouvement de tous les acteurs du territoire et s’étirera ensuite sur plusieurs décennies !
- Bien préparer les feuilles de route et cahiers des charges des phases suivantes
Ce point est crucial notamment en cas de recours à une maîtrise d’ouvrage externe car les règles de marché public n’autorisent pas un redimensionnement substantiel, a posteriori, sous forme d’amendement au marché passé. Le contenu du cahier des charges et le dimensionnement de la prestation doivent être établis avec soin. Il sera tenu compte des spécificités du territoire et des priorités d’action, tant en matière d’atténuation / réduction des émissions de GES que d’adaptation au changement climatique. Il faudra également veiller à ce que cet apport de compétences externes soit bien intégré au mode de fonctionnement de la collectivité territoriale et ne vienne pas entraver l’appropriation de la démarche par les parties prenantes au projet.
