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Adaptation au changement climatique

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Clarification des concepts

Adaptation au changement climatique

L’adaptation au changement climatique peut être définie comme l’ensemble des ajustements des systèmes naturels ou humains réalisés en réponse aux changements du climat pour en limiter les impacts négatifs et en maximiser les effets bénéfiques.


La stratégie d’adaptation au changement climatique d’un territoire devra définir des orientations d’évolution des modes de développement des territoires, de remodelage des technologies et techniques qui appuient leur mise en œuvre et de réflexion sur la localisation optimale des activités. L’objectif de la stratégie d’adaptation est de réduire l’exposition et la vulnérabilité aux aléas climatiques.


Les actions d’adaptation vont par exemple concerner l’éloignement des logements des zones inondables dans un contexte climatique futur, l’adoption de nouvelles variétés de plantes mieux adaptées aux nouveaux équilibres climatiques, l’ajustement des réseaux énergétiques à une nouvelle structure de la consommation influencée par le climat nouveau, etc.


L’adaptation vient en plus et non à la place de la réduction des émissions de GES. Il s’agit bien d’avoir, en fonction des enjeux et spécificités locales, un continuum entre atténuation et adaptation.

 

Adaptation au changement climatique et incertitudes


La difficulté majeure pour définir une politique d’adaptation au changement climatique pour un territoire réside dans le traitement de l’incertitude. Cette incertitude est triple :

 

  • l’incertitude sur le scénario global d’évolution du climat : le phénomène de changement climatique n’aura pas les mêmes conséquences selon le scénario d’émissions de gaz à effet de serre et donc d’augmentation de la température moyenne du globe qui se réalise (+2°C, +4°C, +6°C) ;
  • l’incertitude sur la façon dont les différents scénarios globaux se traduisent à l’échelle locale : la manière dont le changement climatique va affecter la fréquence et l’intensité de certains évènements climatiques extrêmes dans certaines régions varie selon les modèles climatiques à l’échelle locale ;
  • l’incertitude sur la réponse des grands cycles (par exemple l’eau), des écosystèmes (par exemple la forêt) et des sociétés (par exemples l’évolution démographique) aux changements globaux et locaux du climat.


Le changement climatique est par ailleurs un processus dynamique, continu. Il s’agit pour les systèmes de s’adapter à un climat sans cesse changeant. L’adaptation n’est donc pas une action unique (« one shot ») visant à passer d’une situation stable à une autre situation stable.
L’évolution des capacités d’adaptation des sociétés, la volonté politique de s’engager et de déployer les financements nécessaires pour faire face aux impacts du climat et la concrétisation de nouveaux modes de fonctionnement des sociétés sont des incertitudes supplémentaires. Elles soulignent le besoin de flexibilité dans la définition des orientations d’adaptation au changement climatique.

 

Adaptation planifiée et adaptation spontanée


L’adaptation spontanée apporte une réponse à une situation de risque avéré. Le risque est clairement identifié, a pu se manifester et créer des dommages à l’échelle locale. Elle n’est pas précédée d’une analyse globale des risques. L’adaptation spontanée est aussi appelée adaptation réactive.

 

L’adaptation planifiée correspond à une anticipation du risque, la seule revue des risques existants – déjà manifestés sur le territoire – étant en effet insuffisante pour construire une stratégie d’adaptation globale et efficace à long terme. L’adaptation planifiée, c’est l’intégration du facteur ‘changement du climat’ dans les politiques publiques et la gestion des infrastructures et espaces publics. L’adaptation planifiée est aussi appelée adaptation anticipative.

 

L’adaptation planifiée est préférable à l’adaptation spontanée puisqu’elle permet de limiter la maladaptation.

 

La maladaptation


La maladaptation caractérise une situation dans laquelle un changement des systèmes naturels ou humains a conduit à augmenter la vulnérabilité ou l’exposition à un aléa climatique.