Méthode pour un diagnostic de vulnérabilité du territoire
Mobiliser les compétences locales, partager le diagnostic et communiquer sur les résultats
Constituer des groupes de travail thématiques avec les acteurs locaux
Avant toute action et toute utilisation du diagnostic, il est nécessaire que ce dernier soit partagé et validé par tous les référents potentiels sur la question. Au delà d’un partage, il semble même indispensable de confronter la connaissance fine du territoire qu’ont les acteurs à l’analyse qui sera effectuée. Il est donc particulièrement conseillé d’associer des personnes ressources parmi les acteurs locaux, au travail de diagnostic.
La méthode mise en place pourra varier. On choisira d’organiser :
- Des rencontres individuelles,
- Des sessions avec plusieurs acteurs sur une même thématique,
- Des sessions élargies à vocation transversale, afin que soient débattus plus particulièrement les liens d’impacts entre plusieurs thématiques (par exemple les acteurs de l’eau et les acteurs de l’agriculture)
L’objectif général restera toujours le même : soumettre des éléments de diagnostic préparés à l’avance par la collectivité et susciter les réactions (les validations comme les rejets de l’analyse).
Il est en effet conseillé d’organiser ces échanges sur la base d’un travail déjà engagé, à l’aide de premiers éléments du diagnostic (comme le bilan du climat futur, des menaces passés et des impacts potentiels). Ce point est gage d’efficacité au cours de la réunion. Un échange ouvert sera souvent dispersé, incomplet du fait même que les acteurs ne seront pas au même niveau de connaissance sur le sujet climatique. On cherchera donc à poser les bonnes questions et à mobiliser la connaissance sur des points complexes du diagnostic ou sur des méconnaissances des processus actuels.
A l’issue des ateliers de travail et sur la base des impacts et des risques majeurs identifiés, la collectivité pourra envisager de faire remplir aux acteurs une matrice de notation. Cette dernière permettra de faire émerger l’importance accordée à chaque problématique. De telles matrices permettront de dégager les priorités d’actions mais également des axes d’approfondissement de la connaissance.
Communiquer sur les progrès et susciter l’intérêt d’autres acteurs
Le diagnostic de vulnérabilité peut nécessiter un investissement significatif en temps : suivant la taille du territoire et les éléments disponibles, de plusieurs mois à une année pour une analyse complète et partagée.
Par ailleurs, la collectivité aura probablement fédéré un certain nombre d’acteurs dès le lancement de la démarche de diagnostic. Au fur et à mesure de sa progression, il lui sera peut être nécessaire de compléter et d’élargir ce cercle d’acteurs.
Il conviendra donc de communiquer régulièrement sur l’avancée des réflexions, sur les groupes de travail ou ateliers thématiques ou sur les travaux complémentaires menés pour susciter l’intérêt.
Des présentations des résultats pourront être envisagées afin de créer une dynamique autour de la question. L’objectif étant de deux natures : permettre à ceux qui le désirent d’entrer dans la réflexion générale et donner les moyens à des partenaires de porter eux-mêmes une partie des travaux nécessaires (actions relatives à la production de connaissances qui permettront de mieux évaluer la vulnérabilité, par exemple).
