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Dans quels domaines agir ?

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Modes de production et de consommation durables

Contexte et enjeux

 Chiffres clés :
  • 69% des Français déclarent avoir changé de comportement pour le développement durable*
  • 85% des Français souhaitent une information sur les étiquettes concernant l’impact environnemental des produits*
 *Enquête Ethicity 2009

 

La production et la consommation de biens et de services sont une des causes majeures de la dégradation de notre environnement et du changement climatique. Basés sur un schéma linéaire qui épuise nos ressources naturelles d’un côté et accumule massivement les déchets de l’autre, nos modes de production et de consommation ne sont pas viables. Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) nationaux appellent à leur modification profonde sans pour autant forcément altérer notre qualité de vie. Satisfaire nos besoins tout en veillant à avoir un impact limité sur la nature, tel est l’objectif visé par le développement d’une production et d’une consommation durables.

 

Agir pour une production durable


Tout au long de leur cycle de vie (production, distribution, utilisation, traitement), les produits génèrent plus deux tiers des GES nationaux. Que ce soit dans les domaines alimentaires ou des produits de grande consommation, les impératifs énergétiques et climatiques imposent aux activités économiques de prendre en compte les aspects environnementaux dès la conception de leur produit et d’améliorer leur efficacité d’usage et leur fin de vie.

L’éco-conception est une opportunité pour les collectivités de dynamiser leur économie locale par le développement d’activités nouvelles et de stimuler ainsi la création d’emplois. Elle offre, pour les activités qui s’y engagent, un avantage comparatif face à leurs concurrents et réduit leur vulnérabilité énergétique par une meilleure maîtrise de leur consommation. Elle permet également d’anticiper de nouvelles réglementations environnementales par une meilleure utilisation des ressources naturelles et une réduction des impacts environnementaux liés à leur activité (vers une économie circulaire).

Les écolabels, européens et nationaux, permettent aux consommateurs de distinguer des produits à moindres impacts. Cette information environnementale va être progressivement renforcée en France à partir de 2010 avec l’apparition d’un affichage environnemental sur l’ensemble des biens et services de grande consommation. Cette réglementation va faire, des impacts environnementaux, une nouvelle qualité du produit : le consommateur pourra orienter son choix grâce aux indicateurs environnementaux, et les fabricants seront incités à orienter leur innovation vers une réduction de ces impacts.

 

 

Repenser l’acte d’achat : le rôle des collectivités


La production durable doit être couplée à une consommation responsable. Celle-ci privilégie l’achat de produits plus respectueux de l’environnement et ce, à service rendu égal. Les collectivités ont un rôle d’exemplarité à jouer au travers de leurs achats propres et une responsabilité dans l’implication des producteurs et des consommateurs de leur territoire.

Par les marchés publics et autres mesures fiscales, les collectivités et territoires de projets ont la possibilité d’encourager le développement de la production et de l’achat responsables. En France, la commande publique représente près de 15 % du PIB et englobe plus de 200 000 acheteurs. En intégrant systématiquement des aspects environnementaux et sociaux lors de l’achat de biens (produits d’entretien, équipements, …), de services (énergie, transport, restauration, …) ou pour les marchés de travaux (construction de bâtiments publics, …), les collectivités ont ainsi le pouvoir d’influer sur l’évolution des produits et services mis sur le marché.  

Dans cette dynamique, les marchés publics doivent évoluer pour intégrer des critères de développement durable, passer d’une logique du moins-disant, privilégiant l’attribution des marchés au prix le plus bas, à au moins une logique en coût global d’utilisation d’un produit ou d’un service (coût d’acquisition, d’installation, de maintenance, de fonctionnement, d’élimination en fin de vie) voire à une évaluation intégrée des externalités négatives générées par les impacts environnementaux. L’information et la formation sont des leviers et des passages obligés pour faire évoluer les pratiques.