Le PCET est-il vraiment adapté à tous les territoires ?
L’ossature du Plan Climat-Energie Territorial est la même quelles que soient la nature et la taille du territoire concerné : maîtrise des consommations énergétiques des équipements, habitat durable, transport collectif et mobilité douce, urbanisme sobre et dense, maîtrise de la production des déchets, etc. Là s’arrête pourtant la similitude entre PCET.
En effet, un des grands principes du PCET est de relever les caractéristiques spécifiques d’un territoire pour permettre aux acteurs de ce même territoire d’imaginer et d’appliquer un plan d’actions adapté.
Du diagnostic à la mise en œuvre : une démarche « sur mesure »
Un PCET commence généralement par un diagnostic. Ce diagnostic permet de repérer les principales sources d’émissions de GES, d’identifier les secteurs d’actions prioritaires et de fixer les objectifs de réduction des émissions.
A chaque territoire ses enjeux propres ! Par exemple, un territoire rural, sur lequel l’habitat est dispersé s’attachera à organiser des transports en commun efficaces et à favoriser la densification des petites zones urbaines. Un territoire à dominante agricole aura pour objectif d’inciter les exploitants à changer leurs comportements. Enfin, un territoire fortement urbain donnera la priorité à la politique de transports et à la construction de logements durables.
Une démarche construite avec les acteurs du territoire
La définition du plan d’actions impliquera l’ensemble des acteurs concernés, des élus aux citoyens, en passant par les entreprises et les administrations. Le plan d’actions s’adaptera bien sûr aux responsabilités et compétences dont la collectivité dispose en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire, de transport, d’éducation, etc.
En résumé, le PCET est cadré par le Profil climat du territoire et le périmètre de compétence de la collectivité. Il suit, en outre, une démarche évolutive propre à chaque territoire.
