Quels sont les bénéfices du PCET pour la collectivité ?
Un projet de territoire, à long terme, durable et démocratique
En termes de projet, le Plan Climat-Energie Territorial constitue un acte politique majeur. Il invite les forces du territoire à travailler ensemble, à formaliser et à s’approprier un nouveau mode de développement, durable et nécessairement démocratique.
Une meilleure qualité de vie
La qualité de vie des habitants est une préoccupation sous-jacente à l’ensemble de la démarche PCET. Les mesures en faveur de l’habitat durable, par exemple, impliquent une meilleure qualité des constructions et une réduction des charges énergétiques. Dans l’habitat social notamment, ceci se traduit par un confort accru et par une diminution des charges locatives ; ce qui contribue à réduire la précarité énergétique des ménages.
Les actions d’adaptation au changement climatique, de la même manière, peuvent et doivent contribuer à cette qualité de vie : par exemple la végétalisation de l’espace urbain ou la protection de la biodiversité locale contribuent à qualifier positivement le territoire.
Une plus grande autonomie énergétique
Soutenir les énergies renouvelables et exploiter des ressources locales (la biomasse, par exemple), c’est investir pour le développement économique et social de son territoire.
Un bénéfice pour l’emploi et l’économie locale
En termes d’emploi, les filières « bâtiments » et « énergie » notamment, sont dynamisées par la mise en place d’un PCET. Elles doivent, en effet, développer de nouvelles activités et donc créer de nouveaux emplois, non délocalisables.
Pour les collectivités locales, la lutte contre le changement climatique est un investissement efficace, y compris à court terme : allègement des dépenses, développement économique local, ...
Les actions définies dans la stratégie d’adaptation au changement climatique doivent aussi viser à prendre en compte les opportunités potentiellement générées par le changement climatique. En ce sens elles peuvent permettre au territoire de développer des filières ou des activités génératrices d’emplois actuellement inexistantes (par exemple pour l’agriculture, l’avantage compétitif lié à l’abandon du chauffage des serres). A l’inverse, les actions d’adaptation par la réorientation ou l’accroissement de la robustesse de l’activité peuvent éviter des crises économiques et sociales ou permettre une requalification plus en douceur.
Un territoire plus attractif
L’image du territoire et de ses acteurs économiques se trouve valorisée. Le « marketing territorial » est renforcé par les mesures d’adaptation aux impacts du changement climatique, notamment par celles destinées à sauvegarder l’activité touristique (par exemple, les activités nouvelles proposées par les stations de montagne pour palier la diminution de l’enneigement).
Une économie sur le long terme
Différentes études concourent à démontrer que les conséquences du changement climatique généreront des dommages et des coûts de réparation bien plus importants que ceux nécessaires aux actions d’adaptation (par exemple, le rapport Stern sur l’économie du changement climatique).
Adapter le territoire, c’est aussi réduire les impacts économiques qui pourraient peser sur les sociétés humaines qui y vivent.
