Climat : pourquoi une action locale ?
La réalisation des objectifs d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses impacts repose, en grande partie, sur les collectivités locales. Celles-ci ont, en effet, un rôle fondamental à jouer dans la gestion des problématiques énergétiques et climatiques à l’échelle locale.
Une responsabilité en matière d’émissions de gaz à effets de serre (GES)
Les collectivités peuvent notamment agir avec efficacité sur les secteurs du bâtiment et des transports qui sont responsables de plus des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) et dont les émissions sont en constante augmentation depuis 1990 (voir graphique ci-dessous).

Une responsabilité en matière d’adaptation aux impacts du changement climatique
L’adaptation aux impacts du changement climatique relève nécessairement de l’action locale.
Si le changement est global, ses conséquences en revanche, seront bien locales. Les modifications de température, de précipitations (annuelles ou saisonnières), de vents, auront des traductions spécifiques et ciblées dans chaque territoire. Ces conséquences devront donc être traitées au niveau local.
Par ailleurs, les problèmes posés varieront selon le territoire concerné, sa géographie, son développement urbain et économique, sa population ; autant de données qui définissent le degré d’exposition aux principales menaces du changement climatique (montée des eaux, inondations, érosion des sols, épisodes caniculaires, sécheresses, etc.). Les collectivités sont les plus à même d’identifier les spécificités de leurs territoires et de concevoir des actions répondant aux besoins locaux.
Une force de mobilisation auprès des acteurs du territoire
Le rôle des collectivités est essentiel car elles constituent le premier niveau de la puissance publique. Elles sont en relation directe avec les acteurs locaux (citoyens, entreprises, associations, etc.) dont l’information, l’adhésion et l’action sont impératives pour assurer le succès du PCET. La lutte contre le changement climatique ne peut émerger que d’une action collective, citoyenne, portée et orchestrée au niveau local. De même pour l’adaptation au changement climatique, certaines thématiques (accès à l’eau, traitement de l’exposition accrue aux inondations…) nécessiteront une concertation et une action fédérée de diverses structures du territoire.
Bientôt, une obligation législative
La loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dite Grenelle 1, du 03 août 2009, stipule que « l’Etat incitera les régions, les départements et les communes et leurs groupements de plus de 50.000 habitants à établir, en cohérence avec les documents d’urbanisme, des plans climat-énergie territoriaux avant 2012. »
Le projet de loi Grenelle 2 va plus loin : il prévoit de rendre l’établissement de ces plans obligatoire.
