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Transport et mobilité

Contexte et enjeux

95,2 % des émissions de CO2 du secteur des transports reviennent au transport routier + 8,85 % : évolution des émissions de CO2 du transport routier entre 1990 et 2010 Objectif national : réduire de 20 % les émissions du secteur des transports d’ici à 2020 pour les ramener au niveau de 1990
Premier secteur émetteur en France, les transports représentaient, en 2013, 36 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) et 32 % de la consommation d’énergie finale.

La mobilité croissante des ménages et des marchandises génère une augmentation constante des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux transports. Les solutions possibles sont de nature politique (aménagement du territoire), technique (véhicules moins polluants) et comportementale (utilisation des transports doux, …).

Une mobilité croissante

La mobilité croissante des ménages s’est conjuguée à une augmentation constante des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux transports (+19,1% depuis 1990). Malgré la multiplication d’actions en faveur des modes de déplacements moins polluants et des progrès technologiques associés, la situation ne cesse de s’aggraver, éloignant la France des objectifs européens et internationaux en la matière. Il est clair qu’au-delà des avancées technologiques, c’est majoritairement le changement des comportements qui permettra d’infléchir la tendance.

 

Le rôle essentiel des collectivités territoriales

Le transport routier (marchandises et personnes confondues) concentre plus de 80 % de la consommation d'énergie du secteur et est responsable de plus de 90 % des émissions de CO2. Il dépend presque exclusivement des produits pétroliers, dont les prix sont fluctuants et souvent à la hausse, le rendant vulnérable sur le plan économique et conduisant à une précarité énergétique des ménages.


Jusqu’à présent, les choix d’urbanisme opérés ont généré un phénomène préoccupant d’étalement urbain. Ce modèle, à la fois très énergivore, consommateur d’espace et fragilisant les équilibres dans les espaces naturels, repose sur l’utilisation du véhicule particulier. On constate ainsi une importante augmentation du recours à la voiture individuelle (aujourd’hui, près de 40% des ménages français disposent de plusieurs voitures contre 16% en 1980) et des distances moyennes parcourues par ménage (le kilométrage total s’est accru de 39% entre 1990 et 2005).
Le transport de marchandises, quant à lui, se fait presque exclusivement par la route, malgré les efforts fournis pour le développement du transport par voies ferroviaires et fluviales.


Dans ce contexte, les collectivités territoriales ont un rôle particulièrement important à jouer sur la problématique des transports. Par leurs politiques d’urbanisme et d’aménagement, elles organisent et répartissent les activités sur le territoire (infrastructures de transports, bâtiments, distribution d’énergie, etc.). Ces décisions sont d’autant plus importantes qu’elles reposent sur des investissements de long terme dont les impacts s’inscriront sur les décennies à venir.

 

Adapter le réseau de transport aux aléas climatiques

Les politiques d’aménagement doivent également prendre en compte la vulnérabilité des infrastructures de transport aux aléas climatiques, tels le risque caniculaire et les inondations/submersions.

 

Porter attention au développement du transport aérien

Le transport aérien ne représente que 3,3% des émissions totales du secteur mais contribue de plus en plus au réchauffement climatique. Les émissions de GES du secteur ont augmenté de 87% en 15 ans. Le secteur devient un enjeu climatique prioritaire que les collectivités locales doivent prendre en considération.