Le volet adaptation du PCET
L’accompagnement technique du volet adaptation
Les contours techniques d’une stratégie d’adaptation
L’élaboration d’une stratégie d’adaptation au changement climatique à l’échelle locale doit prendre en compte certaines incertitudes portant notamment sur :
- les évolutions des aléas climatiques (ampleur, occurrence, échéances) : les modèles climatiques établis permettent de bien appréhender l’évolution moyenne des températures mais les incertitudes sur le paramètre « précipitations » et sur la variabilité et les extrêmes climatiques sont plus importantes ;
- la méthode de « descente d’échelle » des modèles pour la production de simulations climatiques prospectives à l’échelle locale ;
- la vulnérabilité du territoire aux aléas et les impacts qui en découlent ;
- les réponses appropriées pour faire face à ces évolutions climatiques.
Aussi, si le climat de 2020 n’est pas celui d’aujourd’hui, il n’est pas non plus celui de 2050 ou de 2100. A long terme, cette réflexion dans un contexte climatique non stabilisé peut amener des situations d’incohérence de l’action d’adaptation réalisée par anticipation avec le contexte climatique effectif.
Le concept de maladaptation et les actions « sans regret »
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La mobilisation d’une expertise technique
La mobilisation d’une expertise technique dans le cadre du volet adaptation est un élément clé dans le choix des scénarios d’évolution des aléas climatiques à l’échelle locale et dans l’interprétation des hypothèses formulées en termes d’impacts territoriaux du changement climatique.
Les orientations arrêtées par la collectivité dans le cadre de son volet adaptation doivent faire référence à des études scientifiques (rapports ONERC, rapports de la mission Jouzel, données dans le cadre des SRCAE etc.). Elles doivent être étudiées et les données sélectionnées par un groupe de référents techniques appuyant la collectivité dans sa démarche et en assurant la crédibilité.
Il peut prendre différentes formes, selon le contexte local dans lequel il s’inscrit. Il peut par exemple être constitué de :
- l’ADEME,
- la Région,
- l’agence locale / régionale de l’énergie et/ou de l’environnement
- l’agence locale d’urbanisme
- le CAUE
- les chambres consulaires
- l’agence de l’eau
- l’agence régionale de la santé
- …
Ce groupe de référents techniques peut être enrichi de la présence de chercheurs d’universités ou laboratoires locaux, investis dans des programmes de recherche en lien avec le volet adaptation ou les politiques sectorielles qu’il englobe.
L’accompagnement de la démarche par ce groupe rendra la collectivité visible : il la placera dans une position d’acteur initié, proposant une stratégie robuste ; c’est le point de départ pour la création de partenariats solides pour l’action.
La mise en place d’un groupe de référents techniques adaptation peut être lourde pour certains territoires. La mutualisation d’expertise pour créer un pôle technique commun à plusieurs collectivités peut apporter une réponse à ces territoires et permet de mettre en commun des expériences plus nombreuses.
